Nicolas Vergonzeanne : l’émotion coursayre.

« La rencontre dure un dixième de seconde. Et dans ce dixième de seconde il faut faire passer de l’émotion ! »

Ainsi parle Nicolas Vergonzeanne, torero coursayre, sauteur et accessoirement 8 fois champion de France. Il a tout connu, des début à l’école buissonnière de la course d’Alain Laborde, du côté de Pomarez, jusqu’au grand saut devant le toro ibérique Raton, de funeste réputation.

Combien a-t-il fait de sauts par dessus les dos noirs et luisants ? Il ne s’en souvient plus, ne retient que l’intelligence et l’expérience de ces vaches à la hauteur de leur réputation. Combien de sauts, à pieds joints ou périlleux a-t-il réalisés ?

Peu importe, ce qu’il revendique, c’est le courage qu’imposent la tenue blanche et la cravate. « Il y a toujours une part d’inconnu. À chaque instant, l’écarteur ou le sauteur est dans l’incertitude totale. »

À 40 ans, il a enfin rangé le gilet d’apparat. Il se consacre désormais à transmettre son savoir et à faire vivre cet art autant que ce sport :

 

Il faut faire évoluer la course landaise, sans la trahir mais en l’installant dans son époque.

Comme une émotion de son temps en quelque sorte…