Patrick Courtiau : d’une lignée de ligneurs

Il arrive de livraison en s’excusant : « Désolé, j’étais chez un restaurateur, ce n’était pas prévu“. D ‘un autre côté, gérer les imprévus, c’est un peu le métier de marin-pêcheur.

On sait toujours quand on part et c’est tout….

Être pêcheur c’est donc aussi savoir prendre de la distance avec les évènements, jamais avec la mer et les bateaux. « Je suis né ici, j’ai toujours vécu entre les bateaux. » Il reconnaît n’être bien que sur l’eau.

Même en vacances, lorsque je pars, il me faut de l’eau.

Alors il monte à bord, pécheur ligneur et vend, comme ses collègues, son poisson directement à l’étal sur le port de Capbreton.

Ici, la plaisance règne, mais les 19 bateaux de pêche font partie du paysage.

Les thons, merlus, bars et autres dorades fraîchement sortis de l’eau sont là pour en attester. Patrick est d’une lignée de ligneurs, ces marins qui pêchent le poisson vivant et sans filet. « Seul mon père ne l’a pas été. »

Quand, dans un instant d’égarement, on lui demande s’il se voit lui, faire autre chose, il vous répond, les yeux ronds :

Ah non alors, changer de métier c’est impensable et impossible !.

Alors il remontera à bord, demain et après-demain pour pêcher. Parce qu’il ne veut que cela et parce que Capbreton est aussi un port de pêche.