Cela ressemble à un avant-goût. Certes ce n’est pas encore l’insondable forêt de résineux de la haute lande. Mais ce n’est déjà plus le paysage urbain de la proximité de la ville. C’est un échantillon, presqu’une invitation à venir fouler, d’un pied aventureux les aiguilles de pin.

Mées

Le village dessine un angle aigu marqué par la fameuse pierre de Tinon. À la fin du XIXème siècle, les derniers marécages et tourbières de la commune sont assainis et réduits aux actuelles barthes.

Cependant, certaines tourbières demeurent, comme à l’Estanque, où un sentier sur pilotis est aménagé pour découvrir ce milieu autrefois commun dans notre région et aujourd’hui en voie de disparition. Ce site naturel remarquable d’une valeur écologique exceptionnelle s’étend sur une centaine d’hectares.

Angoumé

À l’origine, ce charmant petit village champêtre de la vallée de l’Adour est de vocation agricole. Ces dernières années, il développe son habitat grâce à la proximité immédiate des bassins économiques de Dax et Bayonne. Si sa fonction est aujourd’hui essentiellement résidentielle, Angoumé joue néanmoins la carte du tourisme avec des hébergements en gîtes ruraux et chambres d’hôtes. Aux aménagements attractifs tels que sentiers de randonnée, s’allie une bonne table, la cidrerie Michel Gracia, installée dans un relais des postes royales mises en place par Louis XI.

Rivière Saas et Gourby

Comme le laisse supposer sa longue appellation, ce village est constitué de trois quartiers. Il doit son nom de “Rivière“ au fait qu’il soit situé sur les bords de l’Adour et celui de “Gourby“ au gascon “gourbét“ qui signifie “roseaux des sables“ très nombreux dans la région… Rivière-Saas et Gourby, comme beaucoup de villages landais, se tourne vers l’exploitation de la forêt, qui constitue aujourd’hui encore l’essentiel du paysage de la commune. Les barthes de l’Adour offrent, quant à elles, un paysage de prairies marécageuses propices à l’élevage des poneys landais et à la randonnée sur l’ancien chemin de halage (découverte de la faune et de la flore). De l’insolite à Rivière… En longeant la voie ferrée, se distinguent sur les ogives SNCF des nids de cigogne. Ce bel oiseau, emblème de l’Alsace, a en effet élu domicile là, en un lieu inconfortable à souhait, au sommet des caténaires de la ligne de chemin de fer du TGV Atlantique.

Herm

L’accès au bourg nécessite la traversée des pinèdes qui enserrent le village de toutes parts. Des sentiers de randonnée permettent d’ailleurs de découvrir cette pièce maîtresse du patrimoine local : la forêt de pins. Herm est également connue pour son club de rugby féminin à XV fondé en 1990 : les Pachy’s d’Herm. Elles participent depuis près de 30 ans au Championnat de France de Rugby Féminin, dont elles sont championnes en 2011, contribuant ainsi à la notoriété du rugby landais et de leur village d’origine.

Gourbera

Tout comme sa voisine d’Herm, ce petit bourg blotti au cœur de la forêt vit essentiellement de la sylviculture. Des chemins de randonnées (pédestres ou V.T.T.), telle que la boucle de Gourbera (10 kms / 3h), permettent d’en découvrir les atouts naturels : la forêt landaise bien sûr, mais aussi les étangs, la source ferrugineuse de Bouhette, le petit ruisseau de Pountinbéou et le Moulin de Pouymartet datant de 1540, ce qui en fait un des plus anciens des Landes. En tant que village étape sur la route de Compostelle (voie de Tours), l’église Saint André, imposante bâtisse au clocher carré et flèche à pyramidons, accueille de nombreux Jacqueyres. Les maisons à colombages typiquement landaises font le charme incontestable du bourg de Gourbera.

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