Nicole Blanchard, curiste confiante

Ce que j’aime, dans la cure thermale, c’est qu’on vous considère, on vous reconnaît, on vous appelle par votre nom. C’est appréciable.

Les baigneurs sont très professionnels, il n’y a pas d’attente. Bien entendu, au-delà du savoir-faire, le côté relationnel compte. On se met à nu devant la personne qui vous soigne, c’est important d’être à l’aise. Au début, ce n’est pas évident. La confiance s’impose, c’est essentiel.

 

J’en suis aujourd’hui à ma 10ème cure thermale. Depuis plusieurs années, je retrouve le même baigneur. Comme tous les autres, il est à l’écoute. On discute du quotidien. Parfois, on dépasse ce quotidien. On rentre dans une intimité un peu plus marquée. Certains curistes ont besoin de plus parler. Je suis persuadée que cette possibilité de s’exprimer est libératrice.

De mon côté, je me suis même fait une amie qui travaillait dans un établissement thermal où je suivais ma cure. C’est une relation que j’ai gardée. Au début, la cure était une contrainte médicale. Aujourd’hui, c’est un des rares endroits où j’arrive à me décontracter. C’est une bulle apaisante…