Laurent Rodier, pélothérapeute rassurant

Cela fait désormais neuf ans que je suis pélothérapeute. Le relationnel est à mes yeux la partie la plus importante du métier. Il faut savoir que le baigneur est le seul à voir son patient durant les 18 jours de la cure.

La confiance est donc essentielle. La preuve, beaucoup de patients demandent le même baigneur d’une année à l’autre. Durant les 30 minutes que durent les soins entre l’application et la désapplication, nous avons le temps de discuter. Parfois nous devenons même des guides touristiques !

Nous avons un rôle d’écoute et de prise en charge des petits tracas. On se revoit chaque année, on reprend le fil de l’histoire, de nos histoires. On se suit les uns les autres. C’est pourquoi il est important de retrouver le même baigneur. Cela évite le stress. Nous sommes là pour écouter, être à côté, soutenir. C’est l’essence même de notre métier.

Régulièrement, nous recevons des nouvelles, des cartes postales, de petites marques d’affection. Les curistes sont très attentionnés, à nous de l’être aussi. La technique est une chose, mais un bon technicien ne sera pas forcément un bon baigneur. Il faut un peu plus que cela.