La fête est indissociable du mode de vie des landais. Les Gascons ont l'humeur gaie. Tout devient alors prétexte à faire la fête : chaque ville, chaque village et de nombreux quartiers ont leur fête. Quand le mois d’août approche à Dax, la proximité de la Feria change l’esprit de la ville. Chacun attend avec impatience le premier jour de nos fêtes. C’est une tradition, une semaine inscrite dans notre patrimoine culturel. A la nuit tombée, c'est dans le sillage des bandas que se vit la fête. Elles enflamment la rue au son de leurs cuivres et de leurs airs de fête entraînants. Folklore, corrida, bodegas … deviennent le quotidien éphémère des dacquois qui, pour la circonstance, paradent en blanc et rouge, pas pour la différence, mais pour nous rappeler qu’ici, en terre de fête, tous ont les mêmes droits et les mêmes devoirs. Cette année, la Feria aura lieu du 12 au 17 août 2009.
Les arènes du parc Théodore Denis furent édifiées en 1913. Jusqu’au XVIIIème siècle, les courses avaient lieu dans l’actuelle rue des Fusillés. Mais, àla fin du XVIIIème siècle, elles furent officiellement autorisées par le gouverneur de Guyenne, à la condition que la place fut « close et fermée de barrières » pour éviter les accidents. Les courses de taureaux se déroulèrent dès lors à l’emplacement de l’ancien couvent des Cordeliers qui devint, par la suite, la place de la Course (face à La Poste). En 1857, lors de la venue de Napoléon III, les arènes avaient la forme d’un fer à cheval long d’une quarantaine de mètres et d’une contenance de 2 000 places environ.
C’est dans cet amphithéâtre qu’eut lieu en 1894 un fait historique mémorable : la ville de DAX maintient ses courses de taureaux malgré des interdictions préfectorales… intervient alors un commissaire de police chargé d’interrompre la corrida… le taureau en piste charge le représentant de l’ordre qui prend la fuite suivi de près par l’animal… le torero landais Félix Robert le rattrape et l’achève dans une rue dont le nom (rue du Toro) commémore l’incident. Les courses se déroulèrent dans ces arènes en bois jusqu’en 1912.
Le 10 mai 1913, les arènes actuelles en ciment étaient inaugurées par le maire, Octave Lartigau. Elles comptaient 5 500 places. En 1932, le maire Eugène Milliès-Lacroix, inaugura les arènes agrandies qui portèrent la capacité totale à 8 000 places. La rénovation de 2003 a permis de mettre en valeur la façade principale de l’édifice avec sa blancheur crue et son style andolou évoquant un peu les plazas de toros de Séville, de Cordoue et de Grenade, ainsi que la superbe sculpture représentant une tête de taureau qui surplombe l’entrée principale.
La course landaise actuelle est une survivance des jeux ancestraux que pratiquaient les jeunes gens qui défiaient à l'occasion les vaches et les taureaux sauvages qui vivaient dans les marais de la Grande Lande. Aujourd'hui il n'y a plus de vaches sauvages dans notre région et la race landaise a disparu. Les vaches et les taureaux élevés dans nos ganaderias sont d'origine espagnole, portugaise ou camarguaise.
Assister à une course landaise, c'est participer à une fête, à une communication entre le public, les hommes de la piste et la musique. Mais une course landaise symbolise aussi la fierté et le courage des descendants des Tarbelles.
La course landaise comporte uniquement trois exercices de grâce et de souplesse : l'écart, la feinte et le saut. Pour la première figure, le torero, placé au centre de l'arène, doit provoquer la vache par de multiples gestes et de grands cris jusqu'à que celle-ci fonce sur lui. Au moment où la bête va l'atteindre, l'homme doit faire un écart et éviter ainsi le coup de tête de son adversaire.
La feinte ressemble beaucoup à l'écart par le fait que le torero attend aussi la vache au milieu de l'arène, mais penché légèrement, il cherche à lui faire croire qu'il va tourner d'un côté, et au dernier moment il tourne subitement du côté opposé en pivotant sur un pied. Découvrez la visite audio guidée proposée par l'office de tourisme
Enfin, le dernier exercice présente trois alternatives : le saut à pieds joints qui consiste à attendre la bête et à la sauter par la seule détente des jambes. Par contre pour le saut à la course, le sauteur court à la rencontre de la vache. Le saut périlleux implique que l'homme après s'être enlevé, tourbillonne sur lui-même, tandis que la vache entraînée par son galot passe au-dessous de lui, à ce moment là le sauteur retombe sur ses pieds, derrière la bête.
Certaines de ces figures sont particulièrement difficiles et dangereuses et pour les exécuter le torero a deux auxiliaires : le second et la corde.
Le second est un autre torero qui a pour rôle de détourner l'attention de la vache après sa rencontre avec le provocateur. Mais il doit cependant courir assez vite pour ne pas être attaqué lui-même par la bête.
La corde permet avant tout de retenir les élans de combativité des vaches, qui acquièrent au long des courses une trop grande expérience des figures habituelles, mais aussi d'éviter après l'écart, un retour dangereux de l'animal. La corde constitue également un danger redoutable pour le sauteur dont elle risque d'entraver les pas.
Ainsi, les différentes figures des toreros landais se décomposent au cours de ces spectacles où l'intelligence et le courage de l'homme s'opposent à la force instinctive et brutale de la bête.
La corrida
Avant la course, les toros qui doivent être combattus, font l'objet d'un tirage au sort qui désignera le matador auquel échoit chacun d'eux. A l'heure fixée, le Président de la course donne le signal de l'entrée en piste des cuadrillas. Après les saluts d'usage des "Alguazils" commence le "paseo". Derrière les deux Alguazils à cheval avancent les "matadores" suivis de leurs cuadrillas en file indienne.
Une cuadrilla comprend, en plus du matador qui en est le chef, des "peones", ou banderillos, toreros à pied, qui seront alternativement chargés de travailler le toro et de poser les banderilles. Les "picadores" sont des toreros à cheval armés de la lance à pointe triangulaire qui empêche de blesser trop profondément l'animal.
Les "toreros" vont saluer la présidence et tandis qu'un Alguazil vient demander la clef du toril que lui jette le Président, les toreros échangent leurs capes de parade contre celles de combat. On lâche le premier toro qui porte la "divisa", flot de rubans qu'on lui pique au moment de sa sortie et dont les couleurs indiquent la "ganaderia" (parc d'élevage).
Le toro est à la base de tout le spectacle. Un toro brave se reconnaît à l'ardeur qu'il met au combat : avec les "picadores", il doit insister de toutes ses forces pour renverser monture et cavalier. Pendant les autres phases de la course, il devra s'élancer à toutes les occasions, et chercher le combat. S'il gratte le sol on peut dire que l'animal fuit le combat. Découvrez la visite audio guidée proposée par l'office de tourisme
Les arènes ont leurs grandes histoires, ce sont des pages et des pages qu'il faudrait pour raconter les grands moments des arènes de Dax. Les spectateurs dacquois gardent en mémoire des anecdotes tantôt glorieuses, tantôt amusantes, toujours hautes en couleurs, ne se rapportant pas uniquement à la corrida mais également à la Course landaise.
La Statue de l’écarteur
Oeuvre de Christian Maas, cette statue représente une figure (un écart) de la Course Landaise, sport traditionnel de notre département. On peut y voir un écarteur devant "Fédérale", une des meilleures vaches landaises de ce siècle dernier.
La Statue du Taureau
Les Fêtes de Dax 2000 marqueront de leur empreinte la fin du deuxième millénaire et laisseront une trace aux générations futures. Le Vendredi 11 août, lors de la cérémonie d’ouverture de la Feria 2000, Jacques Forté, maire de Dax, a découvert une superbe sculpture de taureau, réalisée par Christian Maas. Installée à l’entrée du parc des arènes (Parc Théodore Denis), cette statue affirme la longue tradition taurine de Dax.
Les échassiers
Les échasses, utilisées dès l'Antiquité comme moyen de circulation dans les zones humides, furent adoptées par les bergers landais au début du XVIIIème siècle. Elles permettaient, de mieux surveiller les troupeaux de moutons et de se protéger des loups sur ces étendues infinies et marécageuses. La plantation des pins a constitué le grand massif forestier mais a réduit la place nécessaire pour garder les moutons. C'est ainsi que les bergers landais abandonnèrent leurs échasses et se reconvertirent en résiniers. Aujourd'hui, les échassiers landais étonnent le monde par leurs exploits surprenants dans les spectacles folkloriques.